Fédération Suisse des entreprises
21 mai 2026

Non à l'initiative populaire fédérale « Pas de Suisse à 10 millions ! (Initiative pour la durabilité) » 

Après une consultation de ses membres, la Fédération Suisse des Entreprises (FSE) s’oppose à l'initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! (Initiative pour la durabilité) ». 92 % des membres ayant répondu au sondage rejettent clairement l’initiative. Du point de vue des entreprises membres, celle-ci menace la stabilité économique, la sécurité sociale et la compétitivité internationale de la Suisse.

Pourquoi cette initiative pose problème :

  • Pénurie de main-d’œuvre et risques économiques – dès 9,5 millions d’habitants : L’initiative prévoit des mesures restrictives dès que la population dépasse les 9,5 millions (par exemple, des restrictions dans le domaine de l’asile et du regroupement familial). Cela rendrait plus difficile le recrutement de la main-d’œuvre qualifiée dont la Suisse a urgemment besoin. Sans immigration, près de 300 000 travailleurs manqueront d’ici 2036, ce qui entraînerait des pénuries de production et une perte de compétitivité.
  • Pression sur les assurances sociales et hausse des coûts : Une limitation de l’immigration aggraverait le déséquilibre entre cotisants et retraités dans l’AVS/AI. Moins de personnes actives, combiné à une hausse des dépenses sociales, conduirait à une augmentation des impôts ou à des réductions de prestations. En outre, l’initiative alourdirait les charges administratives des PME, ce qui nuirait à leur rentabilité et à leur capacité d’investissement.
  • Mise en péril de la compétitivité internationale : La résiliation de l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) avec l’UE, comme prévu par l’initiative, limiterait non seulement la libre circulation, mais mettrait également en danger les accords de Schengen et de Dublin (clause guillotine). Cela aurait des conséquences graves pour le commerce, la sécurité intérieure et la crédibilité politique de la Suisse.
  • Bureaucratie et incertitude pour les PME : La mise en œuvre de l’initiative entraînerait une charge administrative massive : les PME devraient fournir des justificatifs supplémentaires, ce qui générerait des coûts et des délais accrus. L’incertitude dans la planification du personnel freinerait les investissements et pèserait particulièrement sur les entreprises déjà confrontées à une pénurie de main-d’œuvre.
  • Arguments fallacieux et division au lieu de solutions : L’initiative utilise des arguments écologiques comme prétexte, mais vise en réalité l’isolement et l’exclusion, en particulier des demandeurs d’asile et des travailleurs immigrés. Au lieu de proposer des solutions durables pour la protection du climat ou des infrastructures, elle mise sur le populisme, menant ainsi la cohésion sociale et la coopération avec l’UE.

La Fédération Suisse des Entreprises dit NON à l’initiative et recommande à ses membres ainsi qu’à la population de la rejeter. Celle-ci menace les emplois, les assurances sociales et la position internationale de la Suisse. Au lieu de miser sur l’isolement, il faut des solutions qui concilient économie, social et durabilité. 
 

Parolenfassung: Nein zur Steuergesetzrevision 2025

La proposition : L’initiative populaire propose de limiter la population résidante permanente de la Suisse à 10 millions de personnes d’ici 2050, afin de garantir la durabilité des infrastructures, de l’environnement et des systèmes sociaux.

L'objectif : L’objectif est de promouvoir un développement démographique durable par la limitation de la croissance, afin de préserver les ressources naturelles et de maintenir la qualité de vie à long terme.

Les arguments « pour » : Les partisan·e·s de l’initiative mettent en avant la protection de l’environnement, la stabilité des assurances sociales, l’évitement de la surcharge des infrastructures et le rôle de modèle international de la Suisse.

Les arguments « contre » : Les opposant·e·s à l’initiative soulignent les inconvénients économiques liés à la pénurie de main-d’œuvre, l’ injustices sociales et les risques de violation des traités internationaux.

La position du Conseil fédéral : Le Conseil fédéral et le Parlement estiment que l’initiative apporte de l’insécurité et menace la stabilité de la Suisse. Ils la rejettent.




Voici un aperçu de la répartition des voix de nos membres en pourcentage :

Répartition des vois
Lire le communiqué de presse